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Vous êtes en situation de handicap, avez passé votre permis de conduire avec certains aménagements spécifiques à votre situation, et l’avez obtenu ? Félicitations. Désormais, la prochaine étape pour vous (et votre émancipation) est d’opter pour une assurance auto qui comprend vos besoins et vous assiste dans vos démarches. Voyons cela ici.

 Qui sont les concernés ?

 Selon le site ocirp.fr, en France, près de 12 millions de personnes sont concernées par un handicap. Au sein de cette statistique, nous pouvons répartir que 850 000 d’entre eux ont une mobilité réduite (liée à la perte où difficulté d’un membre à se mouvoir) ; et 1,5 million de personnes ont une déficience visuelle relativement grave.

Dès le début, il est primordial de prévenir l’assureur des dispositions particulières qui sont prévues dans votre véhicule ; et la nature de votre handicap. Cette précision vous permettra de bénéficier de certaines garanties qui peuvent s’avérer très utiles :

  • Un remboursement intégral si un automobiliste vous provoque un accident
  • La prise en charge des frais de remboursement de vos appareils en cas de vol ou de vandalisme. Si ces derniers ont une valeur vénale importante et/ou sont nécessaires à votre situation, un supplément peut être envisagé.

 Selon certaines études, les conducteurs handicapés seraient plus prudents au volant et causeraient moins d’accidents que les autres automobilistes. Néanmoins, certaines compagnies d’assurance peuvent envisager de vous faire payer une prime, afin de faire une sorte d’équivalence avec les garanties (remboursement du matériel onéreux en cas de vol) dont ils disposent spécifiquement.

 

 Contrats et aides

 À propos du type de contrat auquel souscrire en tant que personne handicapée, la réponse est : celui que vous voulez. En effet, il n’existe pas de contrat spécifique qui prenne en compte les besoins des handicapés, si propres et personnels à chacun. Toutefois, au sein de ces contrats dits « classiques », les conducteurs handicapés bénéficient d’un avantage : ils ne sont pas considérés comme des automobilistes à risque. Rappelons que les séniors et les jeunes conducteurs sont concernés par cette dénomination. Le contrat le plus répandu pour les assurés en situation de handicap est l’assurance au tiers ; à laquelle des options viennent parfois se rajouter.

 

Plusieurs aides ont été créées par l’État pour aider les personnes souffrant de handicap à être correctement assuré et équipé. En effet, le matériel que nécessitent certaines personnes pour conduire peut vite se révéler onéreux. C’est notamment le cas de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Elle permet, dans ce cas précis, une prise en charge des frais d’aménagement du véhicule ; permettant au conducteur de se déplacer. En voici quelques exemples spécifiques :

 

  • Abaissement du plancher
  • Rehaussage des pédales
  • Aide à la conduite (manuelle ou hémiplégique)
  • Accélérateur satellitaire
  • Inversion des pédales…

 

Pour bénéficier de cette aide ; une demande doit être adressée à la Maison Départementale des Personnes Handicapées, connue sous le nom de MDPH, remplir un formulaire ; apporté un certificat médical inférieur à 3 mois ; et justifier d’une obligation restrictive d’un poste de conduite adapté à ses besoins.