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En Juillet 2016, Rosatom, la Corporation Nationale Russe de l’énergie atomique, a présenté la première imprimante 3D industrielle russe à l’Exposition internationale INNOPROM 2016. Ce nouveau fabricant vient ainsi s’ajouter à la liste des fabricants d’imprimante 3D métal industriel que nous avons publié le 10 Octobre dernier.

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Une imprimante 3D métal russe pour des applications nucléaires

Rosatom a conçu et fabriqué cette imprimante 3D métal, baptisée MeltMaster3D-550,  pour l’utiliser dans le cadre de la construction de ses centrales nucléaires. Équipée d’un laser de 1000W et d’un système de balayage optique 3 axes, l’imprimante 3D Rosatom fonctionne sous la technologie SLM (Selective Laser Melting). Elle mesure 2.5 m de longueur, 1.5 m de largeur et 1 m de profondeur. Elle est capable de fusionner des poudres métalliques telles que le cuivre, l’aluminium, le fer, le nickel, le cobalt ou encore le titane. Sa vitesse d’impression est comprise entre 15 et 70 cm cube par heure. Elle dispose d’une zone d’impression de 550 x 550 mm.

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Une poudre métallique bientôt moins cher

Pour le moment, Rosatom achète la poudre métallique chez des fabricants russes mais, à partir du premier trimestre 2017, elle envisage de produire sa propre poudre métallique en s’associant au Combinat Electrochimique d’Ural, à la SA Giredmet (pour le titane) et à la SA VNIIHT / Institut panrusse de recherche scientifique en génie chimique (pour le fer, nickel et cobalt).

Le prix de la poudre métallique de Rosatom devrait être plusieurs fois plus bas que celui des poudres métalliques proposé en dehors de la Russie.
Les premiers secteurs à utiliser l’impression 3D pour fabriquer des pièces définitives sont les industries dont le coût de fabrication des pièces est très élevé tels que le biomédicale, l’aérospatiale, la défense. L’industrie du nucléaire est donc une suite logique d’après Rosatom.


Un enjeu économique majeur

Selon Alexei Dub, premier vice-directeur général de « Science et innovation » (en Russie), la concurrence mondiale dans le domaine de l’énergie est très élevée et l’industrie nucléaire est en concurrence avec l’énergie du gaz et les énergies renouvelables. Afin de rester dans la compétition, l’industrie nucléaire doit réduire le coût de la construction et de l’entretien de ses centrales nucléaires.


Les méthodes traditionnelles génèrent beaucoup de déchets. Le rendement est souvent inférieur à 20%, ce qui est extrêmement coûteux compte tenu des matériaux utilisés. Dans le cas de l’impression en 3D, le rendement est d’environ 90%. De plus, la fabrication additive élimine les flux de travail complexes et réduit le délai de mise en place. Il ne faut que quelques jours pour faire un prototype lorsque le modèle numérique est réalisé.

 » L’imprimante 3D métal de Rosatom a de grands avantages par rapport aux technologies traditionnelles et leurs homologues étrangers qui ont longtemps été présents sur le marché. Tout d’abord, elle a une chambre de travail plus grande que beaucoup d’autres imprimantes 3D métal étrangères. Deuxièmement, la plupart des imprimeurs étrangers ne créent que des prototypes de produits, mais, contrairement à l’imprimeur russe, ils ne peuvent pas garantir que les produits finis fonctionneraient en tant que composants définitifs. Une autre différence majeure est le prix: l’imprimante 3D métal Rosatom coûte environ 30 millions de roubles (420.000 euros), tandis qu’une imprimante 3D similaire coûte au moins deux fois plus « , explique Rosatom dans son communiqué de presse.


Et bientôt une nouvelle imprimante 3D russe pour les bio-composants

Rosatom ne s’arrête pas là et envisage déjà de concevoir et fabriquer des imprimantes 3D pour fabriquer des produits composites à base de carbone. Cela signifie que dans un avenir proche, nous serons en mesure de voir de nouvelles imprimantes 3D russes pour les bio-composants…

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