Le bioprinting se développe encore et encore !

Le bioprinting ou l’impression du vivant pourrait un jour amener les chercheurs à concevoir de toutes pièces des tissus humains destinés à des patients en attente de greffe. La réparation du cartilage humain est un marché qui représentait 6,9 milliards de Dollars en 2010 et qui est estimé à 11 milliards en 2017.

Au Royaume-Uni, une équipe de scientifiques de l’Université de Swansea travaille sur une nouvelle technique de bioprinting. Appelé « 3Dynamic Engeneering », les recherches devraient rendre le procédé plus précis, plus fiable et plus accessible. Le docteur Thomas a déclaré à ce sujet : « Cette nouvelle méthode de bioprinting a été pensé pour permettre une utilisation plus étendue de la technologie, autorisant l’expérimentation à un niveau universitaire et clinique. Cette approche devrait permettre une plus grande adoption de cette pratique et de nouvelles innovations et ce, à court terme. Le but étant de produire efficacement des tissus humains. »

Lancé il y a 2 ans, les recherches ont porté sur la production de cellules « chondrocytes » présentes dans certains tissus cartilagineux. Ces cellules sont imprimées pour reconstituer l’architecture biologique d’une trachée par exemple. Cette nouvelle technique de « bioprinting » doit être capable de reproduire toute la complexité de l’organisme originel. Cette dernière étant issue des innovations de l’impression 3D classique. Spécialisée pour le moment dans la production de tissus destinés à la  réparation du genou, entre autre. Les patients souffrant d’arthrite pourrait bénéficier d’une arthroplastie plus efficace et beaucoup fiable sur le long terme.

Comme avec les technologies d’impression 3D classiques, ces recherches se concentrent sur le développement de machines entièrement numériques capable de déposer des fluides biologiques. Le docteur poursuit : « Le bioprinting fonctionne essentiellement sur un processus automatisé de dépôt couche par couche utilisé pour fabriquer des tissus vivants fonctionnelles en 3 dimensions. Le processus doit être commandé par ordinateur afin d’assurer le dépôt d’un gel servant de matériau de fabrication. Il est également nécessaire de tenir compte des propriétés naturelles afin de produire un tissu fonctionnel ayant des propriétés biologiques, mécaniques, métaboliques, le tout devant être mesurable et quantifiable. »  Ce gel biologique contient entre 2 et 20 millions de cellules par millilitre. Le mélange gélatineux composé de chondrocytes, d’alginates, d’acides hyaluronique d’antibiotique, est ensuite déposé petit à petit grâce à une buse d’impression se déplaçant sur les axes XYZ avec une précision de plus ou moins 5 micromètres. La vitesse d’impression est enfin calibrée pour assurer une structure organique homogène. Le tissu est ensuite maintenu dans un environnement à 37,8° C. Les cellules vont ainsi pouvoir se développer et mûrir sur une période de 3 semaines.

Sur le long terme, le but est de développer la technique d’impression comme un processus de production de multiples types de tissus destinés à la chirurgie réparatrice et à court terme pour des tests pharmacologiques. Le docteur Daniel reprend: « Ces tissus peuvent être exploités pour la reconstruction de l’abdomen ou encore de la reconstruction mammaire. Enfin, nous étudions aussi le processus de fabrication de l’oreille.» Les progrès dans ce domaine peuvent également aboutir vers des applications en chirurgie opératoire qui pourraient être directement imprimé sur le patient. Ce moyen de production, vous vous en doutez, est susceptible de révolutionner les traitements cliniques chez de nombreux patients.

Sources: 3ders.org

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