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La fabrication additive métal

Ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas de la fabrication additive métal. Parmi les plus grandes entreprises, il y a déjà Aerospace, Airbus, Aviation Industry Corporation of China, Boeing, Bombardier, la NASA, Rolls Royce, Jewelry, Lego, Volvo Construction Equipment et bien d’autres. Parmi les dernières annonces, on trouve des géants de l’industrie comme Siemens, GE Aviation, Michelin et Thalès.


Siemens investit 20 millions d’euros dans la fabrication additive métal

L’engouement persiste et se développe, ainsi Siemens a annoncé récemment dans un communiqué de presse avoir investit 20 millions d’euros pour la création d’un centre de production totalement dédié à la fabrication additive métal. Ce centre, situé à Finspang, sera le premier du genre en Suède. Siemens cherche à développer de nouveaux composants optimisés pour sa turbine à gaz SGT-800 et raccourcir ses délais de conception de plusieurs mois à quelques semaines. Siemens cherche également à réduire le nombre d’étapes de fabrication, identifier de nouveaux matériaux et réduire la quantité de matière.

Les turbines à gaz sont techniquement difficiles à produire. Elles sont complexes et nécessitent des connaissances pointues en science des matériaux. Elles doivent résister à des températures élevées (jusqu’au point de fusion du fer), des changements rapides de température (jusqu’à 1000 ° C en quelques secondes) et des forces centrifuges élevées. L’ impression 3D métal permet de réaliser des structures en treillis avec un meilleur transfert de chaleur, une meilleure adhérence du revêtement, et de nouveaux alliages.

L’installation du centre de Siemens comprend des machines de frittage laser de poudres métalliques du leader allemand EOS (850 000 USD par machine). EOS croit au potentiel de l’ impression 3D métal, en particulier dans l’aérospatiale et le médicale. Les machines EOS sont déjà utilisés pour la production de masse d’implants médicaux et certaines pièces dans l’aérospatiale. D’après IDTechEx, le marché des imprimantes 3D métal va se développer en 2016 avec environ 1 000 machines vendus pour un marché de 540 M$.


General Electric investit 37 millions d’euros dans un centre d’ impression 3D métal pour l’aéronautique

GE a ouvert un nouveau centre sur la fabrication additive métal à Auburn, en Alabama ; ce centre complète les installations déjà existantes de GE. Il est dédié à la fabrication d’injecteurs de carburant et permet à GE de faire des économies considérables car cette pièce est extrêmement coûteuse à réaliser avec les techniques de fabrication dites « traditionnelles ». Ces pièces seront des composants des appareils Airbus A320, Boeing 737 et Comac C919. L’objectif est de produire 40 000 pièces d’ici 2020.

fabrication additive métallique GE« Nous pouvons désormais fabriquer ces pièces qui jusqu’alors étaient impossibles à réaliser » explique Mark Little, CTO chez General Electric. « Les pièces ont des formes si complexes qu’il était difficile de contrôler les tolérances, mais cette technologie nous permettra de les fabriquer d’une manière bien plus économique. Nous avons passé plusieurs années à prouver que cette technologie était la plus adaptée pour la fabrication de ce composant critique du cœur du moteur » explique Greg Morris, Responsable Fabrication Additive chez GE Aviation. « Aujourd’hui, nous sommes bien placés pour appliquer cette technologie à d’autres composants ».

source : http://www.geaviation.com/press/other/other_20140715.html

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Michelin investit 25 millions d’euros dans la fabrication additive métal

Michelin et Fives ont créé une joint venture baptisée Fives Michelin Additive Solutions.Cette association donnera naissance à un centre de production par fabrication additive métallique basé à côté de Clermont Ferrand.

michelin imprime en 3DL’objectif de cette joint venture est de développer et commercialiser de nouvelles machines pour l’industrie. Fives est un acteur spécialiste de la fabrication de machine et de ligne de production pour l’industrie de masse à travers le monde. Michelin quant à lui utilise depuis plusieurs années la fabrication additive métal et mettra à disposition ses connaissances dans ce domaine.


Thalès investit dans l’impression 3D métal au Maroc

Dans le cadre du Plan d’Accélération Industrielle 2014/2020 du gouvernement marocain, le groupe français Thalès a annoncé l’ouverture d’une usine spécialisée dans la fabrication additive métal à Casablanca en 2018.

thales impression 3D métal« Cette technologie permettra d’engendrer une réduction significative des délais de développement et de fabrication de pièces à haute valeur ajoutée en alliages métalliques complexes pour le secteur aéronautique et spatial. Ce centre de compétence va nous permettre de bénéficier d’un écosystème de fournisseurs industriels performant pour répondre à l’ensemble de nos besoins et exigences en terme de matériaux, de performances et de reproductibilité propre aux marchés de l’aéronautique et du secteur spatial. » d’après Pierre Prigent, Directeur de Thalès au Maroc.

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    2 Commentaires

  1. […] Fabrication additive métal : Siemens, General Electric, Michelin, Thales aux avant-postes de l’in… […]

  2. […] la mode, … , les imprimantes 3D commencent à envahir toutes les grandes entreprises comme General Electric, Siemens, Michelin, Thales, … mais on les trouve également dans de nombreuses start up comme Utilight, une jeune start-up qui […]

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