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Effectivement, des chercheurs de L’institut Wyss de l’université d’Harward aux Etats Unis ont mis au point l’impression 3D de tissus organiques sur une puce. C’est ainsi que les organes tels que le cœur, les poumons, la langue et l’intestin sont reproduit avec brio mais surtout avec une architecture viable.

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Cela signifie que la force contractile du cœur ou encore le péristaltisme de l’intestin ont pu être imiter tels qu’ils fonctionnent chez l’être humain. Ceci grâce à des capteurs présents sur la puce qui permettent de mesurer la force contractile de l’organe.


Pour bien comprendre, voyons le procédé de fabrication.

Le tissu ( cardiaque, intestinal…) est produit dans un polymère transparent. Le procédé d’impression 3D de tissus organiques nécessite l’utilisation de six encres personnalisées avec une résolution micrométrique. Des capteurs y sont intégrés pour mesurer la force contractile du muscle.

Imaginons le réel potentiel de cette découverte pour tester les médicaments ou encore pour comprendre le fonctionnement de certaines maladies jusqu’alors difficile à étudier.


Une solution personnalisée

Evidemment, une maladie est générale mais elle comporte souvent des particularités propre à chaque patient. Une tachycardie est une accélération du rythme cardiaque mais elle ne se manifestera pas de la même façon chez deux patients distincts. Ainsi, grâce à l’impression 3D de tissus organiques, chaque patient aura une réponse bien spécifique à un problème bien précis.

impression 3D de tissus organiques


Un gain de temps

L’aspect éthique de l’expérimentation sur les animaux est évidemment non négligeable mais au delà, c’est aussi un gain de temps.
Assurément, les expériences sur les animaux peuvent s’avérer très longues ( bilans sanguins, attente des résultats, bilans radiologique, décès de l’animal entre temps…).
Aussi pour gagner du temps, la puce peut se segmenter en plusieurs parties qui séparent les tissus des différents capteurs. Cela permet d’étudier différents tissus et traitements en même temps.


Une meilleure fiabilité de l’analyse

Un autre aspect non dérisoire est qu’ avec l’expérimentation animale, il est extrêmement difficile d’étudier les changements progressifs. Le résultat donné à l’instant T est soit blanc, soit noir. Il n’est pas nuançable.
Les chercheurs ont fait une étude avec l’impact de la drogue à terme qui démontre les changements contractiles sur le tissu cardiaque. C’est extrêmement difficile, si ce n’est impossible de l’étudier de manière fiable chez l’animal.

 » Les chercheurs travaillaient souvent à l’aveugle dés qu’il s’agissait de tissu cardiaque car il n’existait pas de moyen non invasif de mesurer ses performances », explique Johan Ulrik Lind, l’un des auteurs de cette recherche.


Des perspectives d’avenir prometteuses pour l’impression 3D de tissus organiques

A l’avenir, cette puce pourrait imiter l’effet d’une maladie avec des symptômes bien précis. Nous pouvons alors concevoir qu’il y aura des organes personnalisés qui correspondent à la physiologie propre à chacun d’entre nous.

Actuellement, le seul point négatif est hélas le prix. Assurément, il s’agit de matériel qui coûte cher et nous avons besoin de laboratoires parfaitement stériles pour mener à bien les expériences.

Mais bien au delà, l’impression 3D est en train de devenir une réelle partie de la recherche médicale. Produire du tissu organique sur une puce pourrait être une aide extrêmement précieuse pour le dépistage des maladies qui causent, ne l’oublions pas, des millions de décès chaque année.

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